4e dimanche de Carême - Couleur liturgique: violet
Évangile selon saint Luc 15, 1-3.11-32
Le temps de la préparation « Je cherche le Seigneur, il me répond. » (Ps 33, 5) Le temps de l’observation Jésus nous donne à contempler, par le biais d’une parabole, l’amour inconditionnel de Dieu en ce qu’il ne se laisse pas décourager par les refus, les rejets, l’indifférence. Cette représentation du Père est déjà présente dans l’Ancien Testament où, Osée, entre autres, nous apprend que le propre de Dieu est précisément la miséricorde : « Vais-je t’abandonner […] ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi […]. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère […] car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous, je suis le Dieu saint » (Os 11, 9). Nous savons en outre que l’un des termes hébreux pour dire l’amour est formé sur la même racine que le mot désignant les entrailles de la femme. Autant dire que l’amour de Dieu est créateur et recréateur, qu’il ouvre un avenir toujours neuf. Une réalité qu’il est parfois difficile d’accueillir pour soi-même, et plus encore quand il s’agit des autres. C’est toute la problématique du livre de Jonas : comment accepter que Dieu pardonne aux nations qui ont persécuté Israël ? Le temps de la méditation La parabole ne nous dit pas si le fils cadet a gardé des stigmates de sa vie de désordre. Si le Christ ressuscité se présente avec ses plaies de crucifié, il paraît peu vraisemblable qu’un être humain ressorte totalement indemne de ses errances, lesquelles résultent d’un faisceau de facteurs : certains susceptibles de changements, d’autres non. Le pardon, notons-le, n’est pas oubli, il est don au-delà du don. Il est opportunité, ouverture d’un chemin de conversion et d’un ajustement progressif au vêtement de fête et à la bague-sceau qui marquent notre appartenance au Christ. Les limites, les fragilités peuvent alors devenir le lieu où Dieu se révèle : « Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). Mais pas sans notre bon vouloir ! Ainsi que l’écrit Maurice Zundel à propos du pardon, nous ne sommes plus liés par notre passé : « La vie de tous les jours est toute neuve si l’on veut bien l’enraciner à nouveau en Dieu par un acte authentique de foi et d’amour » (Je ne crois pas en Dieu, je le vis). Le temps de la prière « Bénis le Seigneur, ô mon âme. » (Ps 103, 1)
Emmanuelle Billoteau, ermite
Depuis une trentaine d’années, je fais partie d’une association de spécialistes de la Bible. Périodiquement, en assemblée générale ou lors de discussion au sein de l’exécutif, on s’interroge sur la…
575-649. “Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l’enfant p...
En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd’hui, j’ai enlevé de vous le déshonneur de l’Égy...
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le....
Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé...
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens....
Le Carême est un temps de conversion et de joie. Ce dimanche célèbre la joie de la conversion – auta...
Antienne d’ouverture Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous. Jubilez de sa....
Le temps de la préparation « Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts fai...
Le temps de la préparation « Je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même...
Le temps de la préparation « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’él...
Le temps de la préparation « Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouch...