Éditorial

Proximité et service

Avant une célébration de la confirmation, j’assemblais mon bâton pastoral dans la sacristie de l’église lorsqu’un servant de messe m’a demandé: «Qu’est-ce que cette chose?» J’ai répondu en disant que ce n’était pas «une chose» et que ça s’appellait un bâton pastoral. Alors il m’a demandé: «Frappez-vous le monde avec?» Je lui ai assuré que ce n’était pas une arme, et je lui ai dit que c’était un signe et un symbole de ce que je suis appelé à être un pasteur. Ma réponse a semblé le rassurer.

Le quatrième dimanche de Pâques, cette année le 3 mai, l’Église célèbre la Journée mondiale de prière pour les vocations, et l’évangile porte sur Jésus, qui est le Bon Pasteur. Cette image est au centre de la conception que j’ai de ma vocation d’évêque.

Dans la lecture évangélique de ce dimanche, Jésus affirme que les brebis connaissent la voix du pasteur et, donc, qu’elles le suivent. Il souligne que jamais elles ne suivraient un étranger. Au contraire, elles s’enfuiraient loin de lui, car elles ne reconnaîtraient pas sa voix. Le pasteur doit être présent auprès du troupeau confié à ses soins. C’est ainsi que brebis et pasteur apprennent à se connaître et à s’aimer mutuellement.

Dans une allocution devant les prêtres du diocèse de Rome, le pape François a déclaré: «Ainsi, à l’image du Bon Pasteur, le prêtre est un homme de miséricorde et de compassion, proche de son peuple et serviteur de tous. C’est un critère pastoral que je voudrais vraiment souligner: la proximité. La proximité et le service, mais la proximité, être proche!» (Discours prononcé à Rome le 6 mars 2014) Le pape François nous rappelle que pour être un bon prêtre ou un bon évêque, on doit être proche du peuple qu’on est appelé à servir. Ainsi, la foi grandit et la confiance est renforcée.

À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, nous prions Jésus, le Bon Pasteur, d’apporter espoir et guérison à son Église par l’entremise de ceux et celles qui sont appelés à servir comme évêques, prêtres, diacres, religieux et religieuses. Nous demandons instamment à avoir plus de pasteurs qui sont des serviteurs humbles et saints, qui connaissent et aiment les brebis.

Mgr Gerard Bergie, évêque de St. Catharines

 

Le pasteur doit être présent auprès du troupeau confié à ses soins. C’est ainsi que brebis et pasteur apprennent à se connaître et à s’aimer mutuellement.