Éditorial

ASSIS TRANQUILLEMENT sur le banc arrière de l’église St. Andrew the Apostle à Sudbury, en Ontario, je priais pour demander plus de clarté. Après avoir terminé ma treizième année scolaire, je devais décider de l’orientation de ma vie. L’étude du droit m’attirait. Mais la possibilité d’étudier pour devenir prêtre était aussi dans mon esprit. Que faire? La réponse a été lente à venir, mais fut très claire: «Donne-toi un an!» Et voilà! C’était la réponse. J’ai ressenti une paix intérieure. J’essayerais pendant un an de me former pour devenir prêtre. C’était il y a 54 ans.

Le lendemain, après l’école, j’ai décidé d’en parler aux membres de ma famille. Ils étaient favorables — prudents, mais favorables. Ainsi, à la fin août, ils m’ont reconduit à la gare de Sudbury et m’ont fait leurs adieux. Mon avenir venait de commencer.

Et quelle expérience ce fut chez les Oblats d’Arnprior, Ontario! Cette année-là, 17 jeunes hommes étaient entrés au noviciat, un programme d’un an de croissance spirituelle, de travail manuel et d’agriculture responsable. À la fin de l’année, avec le soutien du maître des novices, j’ai demandé de prononcer mes vœux avec la communauté et d’étudier pour un baccalauréat ès arts avec spécialisation en philosophie au collège St. Patrick (Université Carleton).

Par la suite, j’ai étudié la théologie à l’Université Saint-Paul à Ottawa. C’était à la fois stimulant, intéressant, exigeant et inspirant. J’ai grandi dans la compréhension et l’appréciation de ma foi. Et dans ma conscience, j’étais appelé à rechercher le Seigneur comme l’argent ou l’or (cf. Proverbes 2, 4).

Après 46 ans de sacerdoce, dont 23 comme évêque, je peux dire sans aucun doute que le Dieu qui donne l’onction reste avec nous et que son bras nous fortifie (cf. Psaume 88, 21-22).

La Journée mondiale des vocations, cette année le 8 mai, est un jour de prière pour les vocations, notamment au sacerdoce et à la vie religieuse. De jeunes catholiques envisagent encore la possibilité de servir l’Église. Comme moi autrefois, ces garçons et filles se demandent si Dieu les appelle. Encouragez-les à oser parler à quelqu’un de leur souhait de se rapprocher du Seigneur. Et si je peux leur prodiguer un conseil: «Donnez-vous un an!» Vous serez content de l’avoir fait.

Mgr Douglas Crosby, évêque d’Hamilton

J’ai ressenti une paix intérieure. J’essayerais pendant un an de me former pour devenir prêtre.

 
 
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