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  • 28e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: blanc

    Témoins de la foi

    Sainte Thérèse-de-Jésus (d’Avila). Thérèse naquit en 1515 à Avila, en Espagne. À 18 ans, elle entra au Carmel de sa ville natale. Pour lutter contre le relâchement de la vie religieuse, elle travailla à la réforme du Carmel, avec l’aide de Jean de la Croix, et fonda elle-même de nombreux monastères. Elle mourut le 4 octobre 1582. Elle a été déclarée docteure de l’Église par le pape Paul VI le 27 septembre 1970.

    Lectures


    Éditorial du mois d'octobre

    Mois missionnaire extraordinaire

    RABBI JONATHAN SACKS raconte que l’un de ses compagnons d’études, un juif orthodoxe qui avait perdu la foi, avait décidé de vérifier scientifiquement si Dieu existe ou non. Il choisit de tester cette question en bravant l’interdiction d’utiliser un interrupteur durant le sabbat. Ce jour-là, il alluma donc la lumière de sa chambre. À son grand soulagement, Dieu ne le terrassa pas. Sa lampe l’éclairait sans autre conséquence. Il venait de prouver que Dieu n’existe pas.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Luc 11, 37-41) Je me rends compte que je consacre beaucoup d'énergie et de temps aux corvées censées me libérer et me rendre la vie agréable. Jésus, lui, me montre le chemin du vrai bonheur: faire passer l'amour du prochain avant tout le reste.

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Une pensée toujours en progression

La lettre du pape François sur l’environnement a causé une grande surprise, car elle était le signe d’une évolution profonde de la pensée sociale de l’Église. En fait, entre 1891, date de la lettre de Léon XIII sur la question ouvrière et Laudato si’ (2015), on peut distinguer trois étapes assez nettes.

Trois étapes

La question ouvrière a d’abord attiré l’attention de l’Église. L’industrialisation rapide de la société au 19e siècle a modifié considérablement le milieu du travail et fait apparaître un prolétariat aux conditions de vie précaires. De 1892 à 1950, l’accent a donc porté sur les questions du travail, des droits d’association, du salaire, des modes de gestion, etc.

     À partir de 1960, on assiste à la décolonisation. Les anciennes grandes puissances ont vu des nations s’affranchir et entrer à leur tour dans l’économie moderne. D’où le déplacement sur la question sociale en général, sur la paix dans le monde, sur le développement intégral des individus et des groupes, sur l’ordre des relations internationales.

     Durant les années 1970, à mesure que les problèmes environnementaux émergent dans la société, les papes commencent à faire allusion à la question écologique: le développement industriel, la pollution de l’air et de l’eau, l’alimentation humaine. En 1979, Jean-Paul II nomme François d’Assise patron des écologistes. À l’occasion de la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 1990, le même Pape rédige un message important sur la crise écologique. Le 1er janvier 2010, Benoît XVI reprend ce même thème sous le titre: Si tu veux construire la paix, protège la création.

L'originalité du pape François

Le pape François diffère de ses prédécesseurs de trois façons en ce qui a trait à la question écologique. D’abord Laudato si’ est une encyclique, un texte plus solennel que les messages antérieurs. Ensuite, ce long document porte exclusivement sur l’environnement. Enfin, il traite plus précisément de la dimension sociale de la crise qui menace la planète en la situant du point de vue des pauvres.

     La grande originalité théologique du pape François est d’aborder de front la question de l’anthropocentrisme biblique. La Bible place l’être humain au cœur de la création et semble même le mettre au-dessus d’elle, comme dans ce passage célèbre: «Remplissez la terre et soumettez-la.» (Genèse 1, 28) D’où certaines accusations selon lesquelles la représentation chrétienne de l’univers serait à la source de la crise écologique. La théologie traditionnelle oppose constamment l’être humain et le milieu écologique, insistant sur la rupture et la distance entre les deux. François met plutôt en évidence les liens entre l’être humain et le milieu. Commentant Genèse 2, 15, il affirme: «Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature.» (no 67) Fort de cette vision, le pape François peut dénoncer sans gêne la «démesure anthropologique» qui place l’être humain au centre (no 116) et caractérise ce qu’il appelle le paradigme technocratique. Selon lui, «chaque créature a une fonction et […] aucune n’est superflue. Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, d’une tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu» (no 84).

André Beauchamp

 

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