Accueil
  • 2e semaine du temps ordinaire
    Semaine de prière pour l'unité des chrétiens
    Couleur liturgique: blanc

    Témoins de la foi

    Saint François de Sales. Évêque de Genève résidant à Annecy et docteur de l’Église. Avec Jeanne-Françoise de Chantal il fonda l’ordre de la Visitation. L’amour de Dieu l’amena à des attitudes de douceur et de paix, et à une profonde vie spirituelle qu’il partagea avec les laïcs. Il mourut en 1622 à l’âge de 55 ans.

    Lectures


    Éditorial du mois de janvier

    À la fois Dieu et homme

    La vitalité des relations entre le Prions en Église et vous qui fréquentez ses éditions mensuelle et dominicale se manifeste entre autres dans le courrier des lecteurs. Au nom de l’équipe de rédaction, je vous remercie pour la confiance, la gratitude et les encouragements que nous expriment sans relâche vos courriels, vos lettres et, à l’occasion, vos appels téléphoniques. Et je vous remercie tout autant d’exercer parfois votre droit de vigilance par une question, voire une critique visant la forme ou le contenu.

    En savoir plus >

    MÉDITATION DU JOUR

    (Marc 3, 13-19) Tous les petits gestes qui apportent chaleur et réconfort à ceux et celles qui en ont besoin sont un signe du pouvoir que le Christ nous donne en tant que disciples.

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Ancrés dans le Christ

La rivière Pikauba, dans le parc des Laurentides, regorge de belles petites truites. Il y a quelques années, le pêcheur que je suis, ne pouvant résister à la tentation, s'est aventuré au large. J'avais beau ramer, je n'arrivais pas à rester en place. Même l'ancre conventionnelle attachée à la chaloupe ne pouvait stopper ma dérive. Il m'aurait fallu ce que les connaisseurs appellent une ancre de rivière, plus lourde et dotée de trois grosses dents qui mordent dans le fond du cours d'eau. Elle m'aurait garanti la stabilité et j'aurais ainsi résisté à la dérive.

Je repensais à cette expérience en lisant un verset de la Lettre aux Hébreux qui parle d'espérance: «Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l'âme.» (6, 19) J'ai mieux compris pourquoi les chrétiens et chrétiennes du 2e siècle avaient choisi l'ancre comme symbole du Christ et de l'espérance que sa mort et sa résurrection nous apportent. On la retrouve sur des baptistères anciens. Nous, baptisés, sommes ancrés dans le Christ. Les pêcheurs s'ancrent dans le fond de la rivière, les pécheurs s'ancrent dans le ciel. La mort et la résurrection du Christ les accrochent au ciel, à la vie éternelle, à leur propre résurrection. C'est de là que le Christ nous tire vers lui. Il est notre ancrage. Il nous donne la stabilité alors que de multiples courants de pensée pourraient nous emporter loin de Dieu et de nous-mêmes. Il nous lie à lui quand les tentations nous font dériver ou nous détournent de notre cours.   

Adieu mon ancre

Encore faut-il être attaché au Christ. Un jour, à la pêche en canot, je décide de m'ancrer devant une falaise rocheuse où l'eau semble profonde. Je jette à l'eau mon ancre... mais j'avais oublié d'attacher l'autre bout de la corde au bord du canot! Elle a donc filé droit au fond de l'eau. Adieu mon ancre. 

     Dans nos vies, c'est la même chose. Je plains ceux et celles qui ont jeté le Christ par-dessus bord et qui ont refusé de s'attacher à lui. Je ne crains pas que Dieu les punisse pour autant. Il ne punit personne. Mais j'ai bien peur qu'il soient livrés à tant de courants contraires, qu'ils soient ballotés à gauche et à droite, au gré des vents et des tempêtes. 

Les dents de l'ancre

Dans les évangiles, Jésus évoque trois dents, trois pratiques pour s'ancrer en lui: l'aumône (le partage), la prière et le jeûne (cf. Matthieu 6, 2-18). L'aumône libère du piège de l'accumulation, de la fermeture sur soi, de l'illusion de trouver le bonheur dans la consommation. Donnez une chose par jour: votre joie grandira et vous vous sentirez plus près de Dieu.

     La prière est facilement menacée de dérive à cause des distractions, des agendas trop chargés, de la paresse, de la fébrilité intérieure due aux innombrables sollicitations extérieures. Comme il est difficile, mais pourtant si nécessaire, de s'ancrer dans le silence et de rester à l'écoute. Une femme d'affaires de Gaspésie disait: «Le Seigneur est le coloc de mon cœur.» Une femme ancrée... 

Enfin, le jeûne. La privation n'est pas à la mode, mais cette expérience de détachement rend libre. Heureuse libération de nos petites et grandes dépendances: boisson, achats compulsifs, nourriture, écrans, confort. Le jeûne rend jeune, disponible, dynamique. Laissons-nous tenter...

Alain Roy

 

Application Prions en Église

Application Prions en Église

L'Application Prions en Église facilite la prière et rend la parole de Dieu accessible en toutes circonstances.
Découvrez >