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  • 17e dimanche du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Jacques. Jacques dit «le majeur» appartenait au trio des premiers disciples avec Pierre et Jean. Témoin, avec eux, de la transfiguration et de l’agonie de Jésus, il fut le premier apôtre à être martyrisé, vers l’an 44; son culte est populaire à Compostelle et dans les pays de culture espagnole.

    Lectures

    • 2 Rois 4, 42-44
    • Psaume 144 (145)
    • Éphésiens 4, 1-6
    • Jean 6, 1-15

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    Éditorial du mois de juillet

    La cellule intérieure

    «Cette petite femme nous fait honte à tous. Nous tremblons et la voilà ferme et tranquille.» Le pape Urbain VI aurait dit cela à ses collaborateurs au sujet de Catherine de Sienne qu’il venait de recevoir à Rome, en novembre 1378. À vrai dire, la situation était compliquée et troublante: Urbain VI succédait au pape Grégoire XI, revenu d’Avignon où ses prédécesseurs avaient élu domicile plutôt qu’à Rome depuis 1309, et voilà que les cardinaux élisaient un pape rival, Clément VII, qui s’installait à nouveau à Avignon. Le Grand schisme d’Occident commençait!

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    OBJECTIF-VIE

    Des signes de générosité

    — Cette semaine, je m'accorde quelques moments de solitude pour renouer avec le Christ Jésus, visage de Dieu pour notre monde.

    — Je dresse une liste de ce que je considère comme des signes de la générosité de Jésus que je pourrais faire connaître autour de moi.

    — Je souligne d'une façon ou d'une autre la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées: coup de fil, visite, partage d'expérience, etc.

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Érosion de la liberté de conscience

Dans un roman autobiographique, Gottfried Keller raconte l'histoire d'un enfant de huit ou neuf ans, fils unique d'une veuve qui l'élève avec tendresse. Un jour, au retour de l'école, il se met à table en omettant sa prière, pour une première fois. Croyant à une distraction, sa mère l'y invite discrètement. L'enfant feint de ne pas entendre. Elle insiste, il résiste. Alors la mère lui ordonne: «Tu ne veux pas faire ta prière? — Non! — Eh bien, va te coucher sans souper!» L'enfant part sans mot dire. Au bout d'un moment, la mère, prise de remords, lui apporte son souper dans son lit. Trop tard. Depuis ce jour, le petit garçon ne prie plus.

     L'enfant a pris conscience de son inviolabilité. Il a découvert une profondeur de son être où personne ne peut pénétrer sans sa permission: sa conscience

La liberté de conscience

La liberté de conscience est fondée sur cette inviolabilité de la personne. Elle est donc antérieure à toute loi positive qui la remettrait en cause. Elle s'exprime en particulier dans l'objection de conscience. Un État attentif au bien de sa population s'efforce de la respecter.

     Le sens profond de cette inviolabilité tend à s'éroder. Par respect de la liberté des malades, le système de santé s'efforce de répondre à toutes leurs demandes. En même temps, il peine à respecter la liberté de conscience de son personnel. Ainsi, des étudiants en médecine n'osent plus se spécialiser en gynécologie, de crainte de se retrouver dans des situations où on leur demanderait de pratiquer une interruption de grossesse.

     En plusieurs pays, des pressions sont exercées sur les élus pour limiter le droit à l'objection de conscience. Car, dit-on, puisque le personnel de santé est rémunéré par l'État, celui-ci possède le droit de réglementer sa pratique.  

     Cet argument est utilisé pour faire pression sur les maisons de soins palliatifs. Lors de leur mise sur pied, elles adhéraient toutes à une même orientation fondamentale: accompagner les personnes durant leurs deniers jours jusqu'au terme de leur vie naturelle. Des médecins qui y ont œuvré affirment que «l'écrasante majorité des douleurs vécues sont apaisables [sic]. Pour les quelques cas exceptionnels, la sédation palliative offre une solution, lorsqu'elle est bien pratiquée» (Gènétique, 11 mars 2020). Au lieu de contrôler eux-mêmes leur fin de vie par euthanasie, les malades y reçoivent un accompagnement personnalisé leur permettant de franchir leurs ultimes instants jusqu'au bout.

     À cet égard, le cas du Delta Hospice de Vancouver est révélateur. Cet établissement s'est vu refuser la subvention du système de santé parce qu'il ne voulait pas offrir l'aide médicale à mourir. Il est pourtant situé à quelques pas d'un hôpital.

La sagesse d'organismes internationaux

Le droit à l'objection de conscience est garanti par des traités internationaux, dont la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que par l'Organisation mondiale de la santé, l'Association médicale mondiale, la Fédération internationale des gynécologues et des obstétriciens. La réflexion de ces organismes mérite d'être honorée, car elle atteste d'une sagesse qui transcende les lieux et le temps. 

     Refuser l'objection de conscience constituerait une atteinte grave à la dignité humaine. Concrètement, il s'agit aussi du droit de ne pas devoir penser comme tout le monde.

Mgr Bertrand Blanchet

 

 

 

 

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