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  • 24e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Ferréol (2e siècle). Ce tribun de l’armée impériale, en garnison à Vienne (Isère, France), fut livré au martyre pour avoir refusé de persécuter ses frères chrétiens.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois de septembre

    Temps de la création

    Depuis 2015, le 1er septembre est la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création. Et cette année, je donnerais à cette Journée une intensité particulière pour plusieurs raisons, dont le fait qu’elle tombe un dimanche et que le pape François l’a instituée en 2015, à la suite de la publication de son encyclique Laudato si’. Ce lien-ci m’invite en outre à attirer encore votre attention sur la série de chroniques que l’édition dominicale de Prions en Église consacre depuis juillet dernier à ce texte majeur sur la sauvegarde de la maison commune qu’est notre terre.

    En savoir plus >

    MÉDITATION DU JOUR

    (Luc 7, 31-35) Il y aura toujours des gens qui ne seront jamais contents de ce qui est proposé. Il y aura toujours en moi une résistance aux imprévus de la vie, à une seule condition: que je ne me ferme pas à la joie et aux surprises de l'Évangile!

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

22 septembre 2019 — 25e dimanche du temps ordinaire C (Vert)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

L'être humain, auteur du travail

L’apport important du pape Jean-Paul II au sujet du travail est d’en avoir distingué le sens objectif du sens subjectif (Laborem exercens 1981, numéros 5-6).

     Au sens objectif, le travail est lié à la technique et à ses évolutions qui ont rythmé les civilisations et l'histoire humaine. Au cours des dernières années, avec l'électronique, la miniaturisation, l'informatique, ces progrès se sont beaucoup accélérés. Ainsi, l'activité humaine qui s'exerce dans l'industrie ou dans l'agriculture est continuellement transformée par le développement de la science et par l'emploi de machines et de technologies toujours plus perfectionnées.  


La technologie, alliée ou adversaire?

La technologie, vue «comme un ensemble d’instruments dont l’homme se sert dans son travail» (numéro 5), est une alliée de la personne. Les machines facilitent le travail, le perfectionnent, l’accélèrent et le multiplient. Elles augmentent non seulement la quantité des produits du travail, mais souvent aussi leur qualité.

     Mais la technique peut devenir une adversaire. C’est le cas lorsque la mécanisation réduit les gens à un simple rouage de l’entreprise. La personne n’est plus vue alors comme un être humain porteur d’une histoire unique, avec sa santé, ses soucis, ses relations, sa dignité. Elle perd toute satisfaction personnelle, se sent réduite en esclavage par la machine.

Le travail, expression de la personne

Le travail est foncièrement un phénomène humain. «C’est en tant que personne que l’homme est sujet du travail. C’est en tant que personne qu’il travaille, qu’il accomplit diverses actions appartenant au processus du travail; et ces actions, indépendamment de leur contenu objectif, doivent toutes servir à la réalisation de son humanité.» (numéro 6) La personne a donc la priorité par rapport à son travail.

     Le travail, qui vient de la personne et la transforme, constitue une dimension fondamentale, un droit, une capacité innée, même un besoin de l’être humain. Car l’homme ne transforme pas seulement les choses, mais il participe à l’œuvre créatrice de Dieu et s’édifie lui-même.

     Ainsi, le travail peut contribuer à ce que la personne découvre et développe ses talents, tels que l’initiative, la créativité, l’esprit entrepreneurial, le sens de la fraternité, de la solidarité et du bien commun. Une société peut alors se bâtir au profit de personnes égales dans leur dignité, leur liberté, et leurs droits fondamentaux, chacune participant différemment au bien collectif selon ses capacités.

     La dignité du travail ressort surtout de cette dimension subjective. Reconnaître cette facette personnaliste du travail empêche en effet d’assimiler l’être humain à une marchandise exploitable, soumise à la loi du marché en vue d’un profit. C’est reconnaître que le travail ne concerne pas d’abord l’économie, mais bien l’individu. Travailler fait partie du développement intégral de la personne. Et alors, le chômage et la pauvreté qui peuvent survenir sont des phénomènes d’une très sérieuse gravité.

     La personne ainsi que son travail, et non l’argent, doivent être au centre de tout système économique qui prétend respecter une juste vision de ce que sont les êtres humains dans une société fraternelle et solidaire.

Mgr Roger Ébacher

 

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