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  • 30e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Narcisse (mort en 212). Évêque de Jérusalem. Il présida le concile de Palestine qui décida de célébrer Pâques un dimanche, et non au jour anniversaire du 14 nisân du calendrier juif.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois d'octobre

    Être providence

    AU DEBUT DE MAI dernier, la providence fit cruellement faux bond aux Sœurs de la Providence de Montréal. Après avoir été toute leur vie les bras et le cœur de Dieu auprès des personnes les plus vulnérables de la société, elles se sont senties misérablement abandonnées par le système de santé alors que la COVID-19 se propageait dans leur résidence de Salaberry à Montréal.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Éphésiens 6, 10-20) Devenons des ambassadeurs de Dieu. Qu'en tout temps et en tout lieu, nos paroles retentissent avec force et vigueur pour annoncer son message d'amour.

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

1er novembre 2020 — Tous les saints (Blanc)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

En situation d'urgence, quels patients privilégier? 

La COVID-19 a entraîné les professionnels des soins de santé dans des situations inédites. Rappelons les premières semaines de la pandémie alors qu'on se demandait si l'on allait manquer de lits, de respirateurs, de vêtements protecteurs, de masques, etc. Derrière ces inquiétudes se profilaient les visages humains de patients en détresse.


Des choix d'une rare difficulté

Aux États-Unis, quelques États ont émis des plans d'urgence obligeant les hôpitaux à ne pas fournir de ventilateurs «aux personnes souffrant de handicaps intellectuels et cognitifs», s'ils venaient à se raréfier. Plusieurs groupes de personnes handicapées ont vivement protesté.

   Au Québec, un groupe d'experts a élaboré un protocole statuant qu'«un médecin pourrait    [...] refuser l'accès à un respirateur à une personne souffrant de trisomie 21 ou aux prises avec un trouble de l'autisme sévère». Interrogée à ce sujet, la ministre de la Santé a pu répondre que les médecins n'avaient heureusement pas eu à effectuer ce choix. 

   Les personne qui ont formulé ces propositions les estimaient sans doute regrettables, mais inévitables, comme cela peut arriver en conditions de médecine de guerre ou de catastrophe.

Quelques repères éthiques 

Un regard éthique s'impose plus que jamais pour dégager quelques repères, tout en faisant preuve de réalisme; en effet, tout ce qui est souhaitable n'est pas toujours possible. 

   Rappelons un principe universel: tous les êtres humains sont égaux en dignité et commandent un respect inconditionnel. Dans cet esprit, le terme «triage» des patients n'est peut-être pas le plus approprié. Mieux vaudrait celui de «choix à faire», qui convient mieux à des personnes.

   Concrètement, en situation d'urgence, comment choisir? Traiter d'abord les premiers patients arrivés? Les plus jeunes? Les personnes aux importantes fonctions sociales? Celles qui ont les meilleures chances de survie? Proportionner les soins selon les bénéfices escomptés?

   Il faut dépasser le classement en catégories pour donner le juste soin au juste patient dans les conditions qui sont les siennes. Chacun doit être évalué pour lui-même et non en fonction des autres. Idéalement, les évaluations et décisions doivent être prises de manière interdisciplinaire et collégiale et tenir compte de plusieurs données. Par exemple:

— le respect de la volonté et des valeurs des patients, qu'elles soient exprimées par eux-mêmes ou par leurs proches. C'est le cas, en particulier, lors d'une réanimation;

— la condition antérieure des patients: leur âge, leur morbidité, leur état neurocognitif;

— la gravité de leur état actuel, par exemple la défaillance de certains organes;

— l'évaluation de leur confort: douleurs, anxiété, agitation, difficulté de respirer ou d'expectorer (les équipes médicales utilisent un «indice de fragilité» aidant à poser un regard global sur ces conditions);

— en dernier recours, les soins palliatifs qui offrent le milieu le mieux adapté à la condition précaire et aux valeurs des patients.

   Vivre avec un handicap, être atteint d'une démence modérée ou se trouver à un âge avancé ne place donc pas automatiquement une personne dans une catégorie qui la priverait de soins appropriés.

   Cette affreuse pandémie nous aura aussi révélé l'admirable dévouement de tant de soignants qui, souvent au péril de leur vie, ont révélé leur cœur de bon Samaritain.     

Mgr Bertrand Blanchet

 

 

 

 

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