Accueil
  • 32e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Albert le Grand. Dominicain, professeur de philosophie et de théologie dans les universités de Paris et de Cologne, Albert cherchait à harmoniser les données des sciences naturelles et celles de la révélation divine. Il devint évêque de Ratisbonne en 1260, mais reprit son enseignement deux ans plus tard. Pie XI le nomma docteur de l’Église en 1931.

    Lectures


    Éditorial du mois de novembre

    Un autre monde?

    EN CONCLUSION D’UN CHAPITRE qu’il consacre au défi que le problème du mal pose à la foi en Dieu, le rabbin Jonathan Sachs (The Great Partnership, New York, Shocken Books, 2012, p. 221) raconte une blague juive. Elle est tragique. L’incident a lieu en 1938. Un Juif entre dans une agence de voyages allemande et exprime à la dame qui l’accueille son intention d’acheter un billet pour un voyage à l’étranger. «Où voulez-vous aller?», lui demande l’agente. «Qu’avez-vous à offrir?», lui répond le Juif.

    En savoir plus >

    MÉDITATION DU JOUR

    (Luc 17, 26-37) Nous commettons souvent des excès: de consommation, de nourriture, de plaisirs et même de travail. Pendant que nous nous raccrochons à tout prix à ce mode de vie, nous nous éloignons de l'essentiel: Dieu, notre famille, nos amis, notre planète.

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

17 novembre 2019 — 33e dimanche du temps ordinaire C (Vert)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Le célibat: du deuil à la joie

Nous affrontons toutes et tous un jour ou l'autre des situations que nous n'avons pas choisies ni voulues, mais qu'il nous faut tout de même accueillir si nous voulons trouver la paix et la joie. Pour une grande majorité de célibataires, leur état de vie fait partie de ces situations. Accepter d'être seul quand on aurait souhaité avoir un partenaire ne va pas de soi. Il y a des deuils importants à faire. Mais il y a aussi des chances à saisir. Et l'on ne doit rien minimiser.


Les deuils à faire

«Il n'est pas bon que l'homme soit seul», lit-on dans la Genèse (2, 18). Ceux et celles qui le sont n'en meurent pas, bien sûr, mais ils ont à faire un double deuil: celui du conjoint ou de la conjointe et celui des enfants. Une absence qui laisse dans leur vie, pendant très longtemps parfois, un vide et un manque...

     Des célibataires de mon entourage, que j'ai interpellés sur cette question du deuil, ont bien voulu mettre des mots sur leur expérience. J'en ai retenu quelques-uns: «Moi, j'aurais aimé être unique pour quelqu'un, m'a dit l'une d'elles. Être choisie, désirée. Avoir une épaule sur laquelle m'appuyer. Cette présence privilégiée m'a beaucoup manqué. Et je trouve difficile d'avoir à tout assumer seule.» Une autre m'a avoué avoir vécu «dans l'attente une bonne partie de sa vie. À l'affût de l'homme idéal, et en voulant à tout prix une vie de couple. Comme si le bonheur ne passait que par cette option. Faire le deuil de ce désir profond a été long et difficile, mais j'y suis parvenue, a-t-elle ajouté, et je me suis sentie libérée».

Et les enfants? Quelques célibataires, hommes et femmes, ne regrettent pas leur absence. Mais la plupart, des femmes surtout, auraient beaucoup aimé avoir des enfants. «Ce fut le plus grand deuil de ma vie, m'a confié l'une d'elles. Pour moi, la maternité, c'est ce qu'une femme peut vivre de plus beau. C'est plus que donner la vie. C'est aussi laisser une trace de son passage sur la terre.» — «Plus jeune, m'a écrit une autre, le conjoint que je n'avais pas m'a davantage manqué que les enfants que j'aurais pu avoir. Mais en vieillissant, je réalise combien peuvent être précieux les enfants et les petits-enfants.» Enfin, d'autres ont ressenti de la tristesse en voyant des parentes, des amies «accoucher et vire avec leurs enfants des moments inoubliables...»  

Les chances à saisir

Faire un deuil, quel qu'il soit, n'est jamais facile. Mais c'est un passage obligé pour continuer à grandir. Quand on y parvient, parfois au bout d'un long cheminement, on retrouve la sérénité. On est délesté d'un poids qui nous empêchait d'avancer. Et, comme célibataire, on devient disponible pour accueillir et apprécier tout ce que la solitude nous offre et que nous envient, parfois, les gens mariés. Une plus grande liberté. Plus de temps pour soi et pour les autres. La possibilité de s'investir davantage dans le travail et d'autres formes d'engagement. La chance de développer ses talents et de donner la priorité à ce qui compte vraiment pour soi. L'occasion de découvrir le silence et la solitude habités., etc. Chacun, Chacune pourrait d'ailleurs «nommer» ses chances en revisitant son propre parcours de vie.

***

Je souhaite à tous les célibataires de parvenir à trouver, au-delà du deuil, la paix et la joie. Car le célibat aussi peut mener au bonheur.

Yolande Richard

 

Application Prions en Église

Application Prions en Église

L'Application Prions en Église facilite la prière et rend la parole de Dieu accessible en toutes circonstances.
Découvrez >