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  • 12e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Bienheureuse sœur Sainte Monique (1744 - 1794). Entrée chez les religieuses Augustines de Château-Gontier, cette native d’Arquenay (Mayenne, en France) fut un modèle de piété et de dévouement. En 1794, elle refusa de prêter le serment révolutionnaire et fut guillotinée.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois de juin

    Il est où, Dieu?

    C’était un soir d’avril, un jour ou deux après les funérailles de mon père. Nous nous trouvions seuls, ma mère et moi, sur le pas de la porte de la maison familiale. Elle était là, frêle et désemparée, cherchant dans l’immensité du ciel un signe de la présence de celui qu’elle venait de perdre après soixante ans de vie commune. Je l’entends encore me demander: «Où est-il? Mais où est-il?» J’étais sans réponse. Et je le suis tout autant quand il s’agit de Dieu. Qui peut dire aujourd’hui où il est, Dieu?

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Matthieu 7, 6.12-14) Jésus trace la voie: la recherche de ce qui est bien pour soi passe par l'engagement à faire du bien aux autres. Ce n'est que dans ce contexte d'une réciprocité de bonheur que chacun et chacune peut s'épanouir.

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

30 juin 2019 — 13e dimanche du temps ordinaire C (Vert)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Union de prière

La Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres est célébrée lors de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, cette année le 28 juin. C’est une occasion pour l’Église de réfléchir au don du ministère presbytéral et de prier pour que le cœur de chaque prêtre demeure attaché au Christ dans la sainteté de sa vie.

Il est où, Dieu?

C’était un soir d’avril, un jour ou deux après les funérailles de mon père. Nous nous trouvions seuls, ma mère et moi, sur le pas de la porte de la maison familiale. Elle était là, frêle et désemparée, cherchant dans l’immensité du ciel un signe de la présence de celui qu’elle venait de perdre après soixante ans de vie commune. Je l’entends encore me demander: «Où est-il? Mais où est-il?» J’étais sans réponse. Et je le suis tout autant quand il s’agit de Dieu. Qui peut dire aujourd’hui où il est, Dieu?

On se souvient du constat de Youri Gagarine, le premier homme à avoir voyagé autour de la terre, dans l’espace: «J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout: je n’ai pas vu Dieu.» Que cette phrase ne soit pas de lui, qu’elle lui ait peut-être été prêtée par Nikita Khrouchtchev à des fins de propagande athée importe peu. Car elle enfonçait une porte ouverte. Les progrès de la science, particulièrement en astrophysique, font sentir depuis longtemps déjà la naïveté de certaines représentations religieuses, comme celle d’un ciel qui serait la demeure de Dieu. Et en réalité, les grandes religions n’ont jamais eu la prétention de posséder la transcendance divine dans de telles mises en scène. Alors, où donc est Dieu? En notre époque qui semble perdre la foi en lui, est-il encore raisonnable ou simplement possible de le chercher et de le prier avec la ferveur de nos ancêtres?

Toutes proportions gardées, la plausibilité de l’existence de Dieu est semblable à celle de nos défunts. Ce n’est pas parce que ceux-ci sont absents qu’ils sont inexistants: mes parents surtout me restent trop présents au-delà de leur mort pour que je les imagine un seul instant n’être plus rien. De la même manière, ce n’est pas parce que Dieu est imperceptible à nos sens corporels qu’il n’existe pas. Des lieux et des textes sacrés, des traditions religieuses encore vivantes n’ont jamais cessé de le manifester. Que notre foi ne défaille donc pas, mais qu’elle reste lucide!

Il est vrai que les religions résistent et que les dieux continuent à être priés partout dans le monde. Mais le sens a changé. L’idée que Dieu possède un pouvoir supérieur à nous, pauvres humains, ne fonctionne plus. Dieu n’est plus dans ces hauteurs-là et il a disparu de notre monde. L’Ascension et la Pentecôte n’ont pas fini de nous l’apprendre! Alors, où donc est-il, Dieu? Ne serait-il pas en l’être humain? N’y serait-il pas «ce point de lumière qui précède toute raison et toute folie et que rien n’a puissance de détruire» (Maurice Bellet)?

Jacques Lison

 

La plausibilité de l’existence de Dieu est semblable à celle de nos défunts. Ce n’est pas parce que ceux-ci sont absents qu’ils sont inexistants.

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